21 jours de gratitude: jours 4 à 7

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Jour 4 : “La Grâce revient vers moi.”

 

Qu’est-ce que la « grâce » ?

Voilà le thème du jour. D’abord, un peu d’explications théoriques. Ensuite, mon expérience du jour !

Reconnaitre la grâce peut se faire par des signesIntérieurs.

Quelle expérience intérieure faisons-nous dans notre quotidien ? Il y a des moments comme ça où notre regard sur une situation change. Soudainement, une scène morne et banale devient lumineuse et enchanteresse, on devient témoin de la perfection de l’instant, d’une merveille qui nous inspire du respect, qui nous fait ressentir de la paix, de la joie ou…un mélange des deux !

C’est le signe intérieur que nous avons été touchés par la grâce.

Les signes peuvent aussi apparaitre à l’extérieur. A ce moment-là, quelque chose de surprenant nous arrive, que l’on reconnait comme spécial.

 

Quand a été prononcé le mantra “Twam Eva Mata” et sa traduction, j’ai ressenti un « bouintch » dans le cœur, un grand « c’est ça, enfin ! »

Il faut que je vous parle brièvement de ma vision de Dieu. De mon ressenti profond.
Je crois que la Source Divine n’est pas polarisée, qu’il n’y a pas de “genre” masculin ou féminin.
Je crois qu’il s’agit d’une Énergie de Vie et de Bienveillance Infinie, qui est le Tout, les deux polarités à la fois.

Mais qu’on entend pas assez parler de sa polarité Féminine Sacrée.

Et je ressens le besoin de me relier à l’aspect Féminin du Divin, parce que je ressens le besoin d’honorer la Divin Féminin, qui a été cadré et empêché de s’exprimer, depuis des siècles.

Si ce sujet vous intéresse, je démarre un autre projet, que vous pouvez suivre ici.

Pour l’instant, je vais me contenter d’exprimer le sentiment de connexion à cette Source Divine que j’ai ressenti, en répétant le mantra.

 

Un sentiment d’être soutenue sur mon chemin, avec Amour et bienveillance, de manière inconditionnelle.
L’envie de nourrir ce lien en développant cette bienveillance pour moi-même et pour les personnes que je suis amenée à rencontrer.

L’Univers nous donne toujours raison, alors l’exercice de ces 21 jours est une façon de croire à ce qu’il y a de plus beau et de plus nourrissant, pour soi et pour autrui.

Pour créer une réalité qui soit la plus belle et la plus nourrissante, pour soi et pour autrui.

Ce mantra m’a fait sentir qu’il existe une voie d’accès rapide pour se relier à cette réalité, la plus belle qu’il soit possible de créer.

 

Jour 5 : “Si j’étais mon vrai Moi, j’éprouverais de la gratitude en permanence”

 

Si je regardais à chaque chose en disant « c’est moi », j’éliminerais la séparation…

J’ai commencé à enseigner, dans une école secondaire, dans des classes de jeunes entre 17 et 20ans.

La plupart de mes classes permettent de dialoguer, même avec de saines objections et remises en question venant des élèves.
Mais dans une de ces classes, une partie des jeunes sont dans une dynamique de provocation et de confrontation avec le système scolaire et donc, avec les représentants que les élèves ont en face d’eux : les profs. Donc moi.

 

Et face à cette confrontation, je réagis comment ?

Est-ce que je rentre dans le jeu de pouvoir ?

Est-ce que je joue au jeu de la confrontation ?


La première réaction est de tenter le dialogue pour convaincre. La réponse est la résistance.

Alors je me crispe, je ressens de la déception et de la frustration et je m’épuise. Je me sens incomprise, je sens que tous les efforts que je fais pour créer un cours qui soit à leur service, qui les intéresse, sont vains.

Entre l’envie de pleurer de déception et d’incompréhension et le sentiment qu’ils ne méritent pas mes efforts, je ressens l’envie de baisser les bras. Je rentre chez moi avec un gout amer.

 

Et en prenant du recul… Ce matin, en lisant le thème du jour, je me souviens

J’ai été, moi aussi, en rébellion contre le système et ses représentants directs, les profs.

Ces enfants, c’est moi.

Quelle partie de moi est encore en rébellion et dans l’émotion, sans envie de dialoguer avec l’autre ?

Quand je prends du recul, je vois à quel point ces enfants sont, pour l’instant, dans leurs émotions et leur réalité d’adolescents coincés dans un système dont ils rêvent de se libérer.

Une perte de sens de la société qui ne leur permet pas de se sentir intégrés, mais qui leur fait imaginer qu’ils doivent lutter pour leur survie.

Ils sont moi et je veux leur apporter du soin, de l’Amour et de la reconnaissance.

Mais je dois également être claire avec moi et me respecter.

Une solution se profile peut-être…

 

En tout cas, mon Vrai Moi regarde avec bienveillance et sourit.

Car Je sais que tout ça n’est qu’expérience qui enseigne.

Alors je peux éprouver de la gratitude, car chaque situation est un enseignement qui permet de grandir

Mais PINAISE ce que c’est inconfortable !

 

Le mantra du jour est Kritajna Hum”  et permet de cultiver l’ouverture d’esprit et la capacité d’observer le monde avec gratitude. Un réel entrainement d’éveil de la conscience!

 

Jour 6 : “La gratitude est dans le moment présent”

 

Ce matin, je vais à mon stage de sonothérapie et…Je n’ai pas le temps de méditer ! Par contre, j’écoute et m’imprègnes autant que possible de l’explication de M’sieur Chopra.

“La gratitude n’existe que dans le moment présent”, dit-il…

Et moi, je suis dans mes problèmes du moment, dans le futur et ce que je pourrais bien trouver comme solution, dans le passé et ce que je pense que j’aurais pu faire ou dû faire… J’essaye autant que je peux de revenir au présent, mais mon esprit fuit le présent, parce que je n’y vois pas de résolution de mon problème.

 

On vient me chercher pour aller au stage et une fois en voiture, on parle, on échange.

On est bientôt sur les lieux du stage et il y a une vraie purée de pois, un brouillard qui ne nous permet pas de voir à 50m… ça me fait comme un écho, une leçon, une proposition de comprendre ce qui compte, concernant l’instant présent : on ne peut voir que ce qui est juste là, devant nous et découvrir ce qui vient à chaque nouvelle avancée.

Un clin d’œil à la leçon de la méditation du jour, comme quoi, on peut tirer des enseignements à chaque instant !

 

Lors du stage, on explore des états de relaxation, des états de conscience modifiée et des instants de connexion à l’instant présent, grâce à des exercices de chants.

Je ressens de la joie, de la jubilation même !

Je me sens tellement connectée à quelque chose de plus puissant, de plus grand que mes petits problèmes. Ceux-ci ont disparu et ne sont plus que des aspects limités d’une réalité possible.

En fait, une autre réalité est possible et je sens que j’ai des outils pour la dénouer !

Je rentre chez moi et je souhaite faire la méditation, nourrir et continuer à entrainer mon cerveau à l’alignement, mon corps et mon énergie: cette sensation peut être maintenue et expérimentée à nouveau, si je le décide !

Mais l’esprit est comme un petit singe qui saute de branche en branche !

Le mental cherche une branche à laquelle s’accrocher et il en trouve, si on le laisse faire.

La méditation propose un mantra, cette fois, c’est Samprathi Hum”, qui nous rappelle que notre vrai Moi est Conscience Toujours PrésenteÇa aide énormément à revenir vers mon centre, dans l’instant.

Mais mes pensées fusent et fuient vers mes préoccupations, à ce problème en classe, auquel je n’ai pas encore trouvé de solution. Je n’ai même pas cherché à y réfléchir, ça vient tout seul ! Alors je persévère à revenir inlassablement.

 

Soudain, mon esprit virevolte vers un autre problème, une autre question.

Et à ce moment-là, je réalise que mon problème précédent est devenu quasi sans intérêt pour mon mental.

 

Et ça a un effet immédiat sur ma compréhension du processus : l’importance que je donne à ma préoccupation est une illusion, en fait, c’est juste une sorte d’addiction qui pousse mon mental à ne pas lâcher la pensée !

 

Alors, en un instant, tout à coup, je lâche, plus aucune pensée n’a d’importance.

“Samprathi Hum, samprathi Hum, samprathi Hum”…

Un grand calme m’envahit.

 

Et alors que je commence à enfin savourer ce calme, qui pourrait durer encore longtemps, la cloche retentit.

La méditation est terminée. Cela m’a pris tout ce temps pour atteindre l’état recherché… Mais j’y ai gouté !

 

La méditation est un entrainement et à chaque fois, on goute un peu plus à cet état de tranquillité intérieure.

On parvient, à chaque étape, à un nouvel enseignement sur soi-même.

Chaque moment est rempli de grâce

 

 

Jour 7 : “Je suis dans la grâce quand je n’oppose aucune résistance”

 

Cette nuit, j’ai rêvé que je pouvais faire apparaitre ce que je voulais dans mon rêve.

 

Je réalisais que je pouvais faire apparaitre des monstres, qui étaient de la taille de petits jouets, puis les faire disparaitre quand je le désirais.

Je pouvais aussi faire apparaitre des alliés

Je réalisais alors que j’étais entrain de faire un rêve lucide.

Je suis en plein stage de sonothérapie, où nous travaillons sur la glande pinéale. Peut être est-ce dû au travail que nous faisons, en plus de ce que je vis dans ma vie de prof en ce moment, ce à quoi s’ajoute l’expérience de méditation d’hier : nous avons les pleins pouvoir vis-à-vis de ce que nous vivons ! Nous avons la capacité de choisir ce qui peut nous toucher ou non.

 

Et voici que la méditation du jour parle des difficultés et des oppositions à la gratitude

 

Ce que je ressens en écoutant les propos de M’sieur Deepak, c’est réellement cette tension que je maintiens, comme si j’avais le pouvoir de contrôler les évènements. Comme si, avec mon mental, si je réfléchis suffisamment, j’allais trouver, par moi-même, la solution idéale.

 

Pourtant, c’est ailleurs que j’ai les pleins pouvoirs : sur ma perception de ce que je vis, avec ces autres humains avec qui ça bloque !

 

Je ressens un cadeau intérieur à accueillir que tout ce qui se passe à l’extérieur de moi ne soit pas en mon pouvoir, que peut-être je peux simplement offrir ce que je vis à la transcendance, au Divin, pour faire confiance au fait que la solution se trouvera.

 

Alors, je peux me sentir moins démunie, parce que je me souviens que je ne suis pas seule dans ce que je vis.

 

Nous ne sommes jamais seuls, nous ne sommes jamais séparés du Divin, ceci n’est que l’illusion du mental, de la matière, du “je ne peux croire que ce que je vois et ce que je vois actuellement est moche et franchement pas jojo, alors il faut que je trouve comment changer les choses “…

 

Lors du stage, une grande distinction a été faite entre une bonne approche et une approche qui risque de foirer, après coup :

  • demander assistance pour que ce que nous ayons à faire le soit pour être au service du Divin, au service du bien et au service de l’évolution des êtres vivants et
  • faire les choses pour asseoir mon ego, pour prendre mon petit pouvoir sur les autres, pour me pavaner et affirmer à quel point j’ai raison et je suis supérieure.

 

« Que ta volonté soit faite et non la mienne ! »

 

Poser l’intention d’être au service du Dharma pour avancer dans notre vie, permet de laisser de laisser la Vie (Dieu/L’Univers/Le Grand Esprit/Allah/choisissez votre appellation préférée) mettre les choses en place et nous permet d’engager des actions en co-création, plutôt que de croire que nous sommes seuls à devoir trouver comment résoudre toutes les difficultés qui nous « tombent » dessus.

 

On ne se laisse pas porter sans rien faire, sans même nager un peu.

Bien sûr qu’il faut qu’on fasse l’effort de nager !

Mais on ne nage pas contre le courant en exigeant que les problèmes se règlent comme notre petit ego en a besoin pour être rassuré.

 

On fait confiance, on lâche prise, on offre nos résistances à la Vie et on accueille le prochain pas, la prochaine prise d’action qui demandera d’être prise quand elle apparaitra…

 

Alors, on goute à la grâce.

 

Comment reconnecter à la grâce au quotidien, quand on sait qu’on va devoir aller dans lieu où se posent des problèmes?

Un moyen pour reconnecter à cette grâce m’a été proposée par Laurent, pendant le stage : avant d’entrer en classe (ou dans un lieu que l’on sait problématique, pénible ou lourd), on peut prononcer ces quelques mots, intérieurement : « Ce qu’il se passera là-dedans t’appartient ! »

Que ce que nous nous préparons à vivre le soit en conscience, dans l’intention que cela soit utile au Dharma !

 

Et dans les faits, ça a donné quoi comme résultats?

J’ai donc lâché et arrêté de me prendre la tête avec ça (ou plutôt, le problème a été accueilli comme le lieu d’un enseignement, alors la problématique s’est complètement allégée).

Le lundi, en arrivant à l’école, le directeur de l’école et la chef d’atelier m’ont proposé que l’on se voit en réunion pour que nous réglions le souci, le lendemain matin.

Et vers la fin de la journée, j’ai croisé dans le couloir de l’école un des jeunes de ma classe, avec qui s’était passé le problème.

Le moment parfait.

J’ai sauté sur l’occasion pour lui demander une entrevue, nous avons discuté et le problème a été apaisé.

Depuis, il est l’un des élèves les plus calmes et collaboratifs dans ma classe…

Anaïs H.

A propos de Anaïs H.

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