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Jour 17 : Rendre la grâce un style de vie

 

La phrase du jour : “la grâce est parfaite, même quand ma vie ne l’est pas”, me semblait claire, les yeux ouverts, à fixer mon mandala, avec le Om en son centre.


Bien sûr, la grâce EST, tout simplement et notre esprit est dans l’illusion, quand il nous arrive quelque chose de pénible, de désagréable, que nous n’avons pas pu prévoir ou contrôler, quand les choses ne se passent pas comme on l’aurait aimé, comme on l’avait prévu…

Bien sûr, nous nous mettons dans des états de colère, de déception, de tristesse, mais c’est oublier que tout a une raison d’être et que tout ira bien, à la fin, car la grâce est parfaite et nous n’avons même pas idée à quel point.

Quand je ferme les yeux pour méditer, avec cette phrase en tête, mais surtout, en récitant le mantra, je suis touchée et je comprends d’autant mieux : Pratam Aham” signifie je suis la conscience qui accepte la vie avec sagesse “, ce qui est un état de conscience qui ne cherche pas à choisir, mais à confirmer que la vie est comme elle est, en ce moment.

En répétant le mantra, il est proposé de sentir l’abondance de la grâce dans notre vie.

Et étrangement, après quelques répétitions, c’est une ancienne histoire pénible qui remonte dans mon esprit.

Ça alors ! D’où ça vient et pourquoi ça vient maintenant ?

Pourquoi ça vient perturber mon ressenti de grâce et de paix intérieur, ct’histoire ?

C’est pas vrai quand même !

Moi qui “suis la conscience qui accepte la vie avec sagesse !

Eh bien on dirait que ça n’a pas duré longtemps !

En fermant les yeux, je me suis connectée à mon monde intérieur, là où il reste des choses qui n’ont apparemment pas été acceptée avec tant de sagesse et de détachement que cela

Je cesse de lutter, parce que je considère qu’une première étape ne peut pas être de nier que ce soit là.

C’est là.

Alors je l’accueille.

D’accord, j’ai des sentiments peu joyeux et qui ne vibrent pas très haut, qui sont là, envers une autre personne qui m’aurait « fait du mal » il y a longtemps.

Alors j’observe ce mouvement intérieur. Je le laisse vivre.

Je ne cherche pas à le nourrir, je ne cherche pas à me donner raison, je l’observe simplement.

Si c’est là, si ça vient maintenant, peut être que je peux en faire quelque chose.

Ce ne sera pas réellement résolu lors de cette méditation, c’est trop court.

Mais je parviens tout de même à un petit résultat : je reviens au ressenti de la grâce qui est là, de tout temps et à laquelle je peux me connecter, parce que je n’en suis jamais séparée.

 

Bon, j’en fais quoi maintenant ?

Je décide d’offrir au Divin ce qui se joue ici, en moi.

Je décide, d’ailleurs, d’aller continuer le travail entamé ici, lors de ma session de méditation suivante.

Parce que je n’en ai pas encore parlé, mais je me forme en psychologie transpersonnelle et l’une des pratiques clé est le rêve dirigé, où nous partons à l’exploration de nos mondes intérieurs.

Je sens que je vais avoir de la matière, ici !

J’en suis presque heureuse : un nouveau défi quant à un aspect tordu à dénouer, en moi !

J’ouvre les yeux et je revois mon mandala, qui est si apaisant, je me souviens du fait que “la grâce est parfaite, même quand ma vie ne l’est pas”.

 

Parce que ce qui nous arrive, ne nous arrive pas par hasard, par un mauvais coup de sort. Ce qui nous arrive est directement proportionnel à la possibilité d’en tirer une leçon, d’en grandir, d’en faire émerger une faculté de l’âme jusque là insoupçonnée.

Mais ça ne marche QUE quand on prend l’entière responsabilité de notre vie et de nos émotions, plutôt que de rejeter la faute de notre souffrance sur quelqu’un ou sur un fait extérieur. Oui, l’autre nous a fait mal, oui, cette situation a été douloureuse.

Mais notre capacité à souffrir nous appartient et nous sommes maître de ce que nous tolérons dans nos vies, nous sommes maîtres de notre façon de vivre une situation ou une relation.

Nous sommes maîtres de notre faculté à nous reconnecter à ce qui est plus grand que nous et qui nous soutient, nous aime, nous porte, en tout temps, depuis toujours et pour toujours.

La grâce (divine) est accessible à celui qui le décide profondément, parce que s’en croire séparé (non aimé, malchanceux, etc.) est l’illusion que nous choisissons de croire, plutôt que de choisir de croire le contraire.

Les deux potentiels existent en nous.

Nous pouvons choisir de faire confiance dans la Vie et dans l’idée que le bon ressortira toujours, à la fin, de toutes les situations désagréables auxquelles nous serons confrontés.

Nous créons notre réalité.

Quelle vie souhaitons-nous pour nous-même ? Une vie de victime ? Ou une vie de bénédictions ?

La grâce est choix de vie, un style de vie.

Eeeh ben, parfois, ces méditations ne m’ont pas parlé des masses… Et parfois, c’est venu m’inspirer ! Autant en profiter, ma foi… Et partager!

 

Jour 18 : Les récompenses du Moi Supérieur

Aujourd’hui, en sortant de cette méditation, je ne me souviens pas de grand-chose, encore une fois.

Trop d’explications, j’avais juste envie de me poser et de me connecter à mes ressentis, grâce au mantra et à la phrase du jour.

La phrase du jour = “Mon Moi Supérieur est avec moi en tout temps”.

Le mantra, Sanatana Hum, signifie J’expérimente moi-même comme éternel”.

En me concentrant sur le mantra, j’ai vécu un moment de connexion à ce quelque chose de vaste, qui est éternel en moi et ça a duré au moins… 3 secondes !

Le temps d’un ressenti en expansion…Puis le temps d’en ressortir !

Après ça, ce ne fut qu’agitation des pensées vers ce que j’avais à faire, qui j’avais à appeler…

3 secondes valent mieux que rien du tout ! Mais si je dois avouer que cette fois, j’étais contente que la cloche retentisse !

Bon et sinon, de quoi ça parle cette histoire de Moi supérieur ?

En psychologie transpersonnelle, on peut l’appeler le Soi supérieur, ce qui revient exactement au même, mais c’est aussi ce que l’on peut appeler notre âme… Bien que l’âme recouvre bien plus d’éléments. On verra ça une autre fois !

Pour l’instant, ce qu’il est intéressant de noter, peut-être, c’est que l’on fait souvent la séparation entre le Soi (ou le Moi) supérieur et l’inférieur, entre le Grand Ego, qui est éternel et infini, qui nous transcende et connecte tout ce qui est, et le petit ego, individuel, qui dicte nos choix et nos envies quotidiennes.

On entend aussi, souvent, qu’il faudrait éteindre, faire taire le petit ego.

Mais le petit ego fait partie du Grand ego.

Et le petit ego est ce qui nous permet de (sur)vivre dans ce monde matériel.

 

Comment avoir envie de se nourrir, de se protéger, de prendre soin de soi, si nous n’avons plus de système pilotage ?

Par contre, la question à se poser est est-ce que nous donnons toutes les commandes à notre égo ou sommes-nous capables de laisser les commandes, de temps en temps, à quelque chose de plus vaste ? “

Autrement dit, est-ce que nous croyons que nous sommes les seuls capables de trouver les solutions à nos doutes et à nos trépanations intérieures ?

 

Pensons-nous que, lorsque nous nous sentons perdus, nous n’avons aucun pouvoir sur la situation et que tout est fichu ?

Pensons-nous que nous sommes victimes des circonstances et que nous ne parviendrons jamais à nous relever du coup du sort qui vient de nous tomber dessus ?

Ou sommes-nous capables de déléguer la résolution de nos problèmes à une force qui dépasse notre individualité ?

Sommes-nous capables de laisser le mental au second plan, pour nous focaliser sur un ressenti intérieur que tout ira bien, que les solutions arriveront d’elles-mêmes, avec un peu de patience ?

Sommes-nous capables d’agir tout en abandonnant le contrôle des moindres détails à la confiance que tout se mettra en place au fur et à mesure que mes besoins réels apparaissent ?

 

L’ego est l’Unique…

Le règne de l’ego et de la matière, de sa primauté absolue dans les choix terrestres, associé à la liberté, c’est ce que choisissent de révérer les Églises satanistes.

Ok, je viens avec un truc extrême là, je dois bien l’avouer !

Mais c’est une question qui permet de comprendre toute une mentalité, que l’on voit s’exposer de diverses manières, sous des airs de “y a pas mort d’hommes”.

Je ne cherche pas à diaboliser et à créer de la peur, il n’y a pas de raisons de le faire, c’est simplement un mouvement philosophique, un choix de percevoir le monde.

Il s’agit de réfuter que le monde spirituel ait le moindre pouvoir, le moindre intérêt dans le monde matériel dans lequel nous vivons.

Pas d’élévation de l’âme, seulement des choix de l’ego, faits selon les désirs et la logique de la satisfaction personnelle et individuelle.

 

Ou l’interconnexion ?

De l’autre côté, il y a la vision selon laquelle nous sommes tous reliés, interconnectés par des fils invisibles et au-delà de la conscience individuelle il existe une supra-conscience, une Intelligence qui nous dépasse et avec laquelle nous sommes en interaction permanente, à laquelle nous avons le choix de nous relier consciemment ou pas

Est-ce que la seule chose qui compte pour nous, c’est la matière et le « je ne crois que ce que je vois » ou sommes-nous portés à accorder autant d’importance à une dimension invisible mais pourtant bien réelle, qui vit en nous et au-delà, avec laquelle nous sommes en contact de manière permanente mais que nous n’entendons que dans la condition de le vouloir.

” Je ne vois que ce que je veux croire ” et de cela, je suis maître. Sans jugement. Seulement des choix.

Ça me ramène toujours à cette question : “quelle réalité choisissons-nous de nourrir ?”

 

Jour 19 : Le chemin vers la transformation totale

Je viens d’avoir une petite altercation avec Jules.

Pas grand-chose, pas une vraie embrouille, mais juste assez pour me mettre une petite colère perturbatrice, un truc pas agréable, un sentiment d’injustice qui se réveille.

Bon ok, ça arrive, mais j’en fais quoi maintenant ?

En plus, je suis censée venir méditer, je suis censée me sentir en paix, pleine d’Amour et de Lumière.

Sauf que là, j’ai plutôt envie de pointer du doigt tout ce qui ne va pas dans son attitude, j’ai envie de lui montrer à quel point il vient de commettre une faute, à quel point il ne comprend pas, à quel point c’est mal !

Bon, ben ok… Je crois que je n’ai rien d’autre à faire que de déposer ça.

Devant mon autel, je m’adresse à la Mère Divine, que j’ai représentée à travers plusieurs visages de la Déesse : Hécate, la Sage, celle qui représente le savoir que portent les femmes dans leur obscurité ; Sarasvatî, la Créatrice, celle qui représente la connaissance et la sagesse nécessaire à la Création Originelle, la Beauté de l’acte Créatif et Artistique sous toutes ses expressions ; Gaïa, la Mère Terre, la Créatrice dans la Matière, que j’ai représentée en sculptant de mes mains, dans la glaise.

J’ai créé un blog et tout un concept autour du féminin sacré, qui est accessible ici. Ce n’est pas le propos de cet article, alors je ne vais pas développer davantage.

Ce que je veux partager ici, c’est que j’ai trouvé mon moyen pour commencer à me décharger de cette énergie douloureuse, pour ne pas l’alimenter. Et petit à petit, je m’en désidentifie.

Puis, on entre dans la méditation de M’sieur Chopra.

Encore tellement d’explications !

Mais ce qui est dit fait écho à ce que je viens de vivre : accéder à la transformation ne se fait pas d’un coup, d’un moment à l’autre.

C’est un cheminement et dans la vie, on ne peut pas avancer sans rencontrer de moments difficiles, sans jamais être confrontés à la douleur, aux frictions, aux petits cailloux dans la chaussure !

Et éprouver de la gratitude, à ce moment-là, est une mission impossible !

Quand on est dans des émotions pénibles, on ne peut pas lutter contre ces émotions, par la raison.

On aura beau se trouver tous les arguments de type « allez, il ne voulait pas dire ça », « ce n’est pas grave », « passe à autre chose », « tu exagères », etc.

On peut trouver toutes les excuses possibles à l’autre, qui vient de nous blesser, on ne sera pas entier dans notre « transformation » d’émotion.

Par contre, on peut agir autrement : on peut se connecter à notre propre lumière, on peut se souvenir par le ressenti que nous sommes plus que cette émotion négative.

C’est une question de nuance, mais cette nuance change tout : nous ne luttons pas contre l’ombre, nous nous ouvrons à la lumière ! A NOTRE lumière.

Parce que c’est ce qu’est notre âme.

Une âme de lumière entrée dans un corps de matière, qui est venue faire des expériences qui ne peuvent que la confronter, dans ce monde de matière.

Nous n’avons pas à lutter contre ces expériences et ce qu’elles créent comme remous en nous.

Nous pouvons les accepter, accueillir ce qui est petit et limité en nous, nous offrir du réconfort, même, nous offrir de la reconnaissance.

« Je vois et j’entends ton ressenti. Je t’embrasse et te chéris d’être tel que tu es. Ne t’en fais pas. Toi, corps et Moi, âme, sommes tellement plus que cela. Viens et souviens-toi… Je me souviens… Je me souviens…».

J’ai RESSENTI quelque chose comme ça, durant la méditation et la récitation du mantra.

Quand ils ont enfin arrêté de parler et que j’ai enfin pu être dans mon silence intérieur.

Le mantra, « Atma Prakasha », signifie « Mon Vrai Moi luit de sa propre Lumière ».

Cette fois-ci, je serais bien restée 1h dans ce silence.

Mes pensées ont parfois fui, oui, mais le retour au mantra et à ce dans quoi il me plongeait était assez puissant pour me recentrer avec facilité.

Le calme est revenu de lui-même, sans lutter.

Une nouvelle façon d’aller dire à mon compagnon ce qui m’a touchée, mais avec une toute nouvelle intention, avec légèreté et humour, vient se poser dans mon cœur.

J’ai envie de lui montrer ma reconnaissance pour toutes les fois où il me comprend et m’écoute.

C’est drôle la vie.

Comment ferions-nous pour apprendre, sans vivre les perturbations émotionnelles, qui sont le signe que quelque chose est coincé en nous et appelle notre attention ?

Comment pourrions-nous aller en profondeur, explorer ce qui mérite d’être libéré ?

Anaïs H.

A propos de Anaïs H.

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